Prévenir le mildiou de la tomate, ça commence dès Janvier !

26, Jan 2013 by

Prévenir le mildiou de la tomate, ça commence dès Janvier !

Fin janvier, c’est la bonne période pour commencer quelques semis de tomates; en particulier pour les pressés qui en veulent très tôt, ou les chanceux qui ont une serre ;) Avant même de réaliser vos semis il est possible de prévenir le mildiou de la tomate, d’ailleurs cette astuce tient seulement en trois mots : Diversifiez vos variétés !

Si vous avez déjà jardiné un peu, et encore plus si vous êtes un jardinier chevronné, vous savez que les tomates sont fréquemment sensibles à un champignon, le mildiou. Cette maladie est un véritable fléau, elle empêche les plants de se développer jusqu’à les nécroser, les tomates qui l’attrapent sont immangeables et quand on arrive à ce stade la seule chose à faire est de détruire ses plants.

Heureusement les jardiniers biologiques ont plus d’un tour dans leur sac pour prévenir et guérir cette maladie, je vous invite par ailleurs à (re)découvrir mes deux articles sur ce sujet :

Comment identifier et lutter contre le mildiou de la tomate

15 points essentiels pour éviter le mildiou des tomates

 

Sans oublier le document pdf que j’ai rédigé (Réussir à tous les coups vos tomates biologiques) il suffit de vous inscrire à la newsletter du blog (ci-contre) pour le recevoir gratuitement.

Et enfin le très bon livre pdf de Nicolas

Livre Anti-mildiou

Rentrons maintenant dans le vif du sujet !

Dans cet article je tenais à marquer un point relativement important, celui de la diversité en qualité de protection.

Découvrez tout d’abord ma petite expérience de l’année passée :

J’ai planté une vingtaine de variétés différentes de tomates (3 plants de chaque variété). Trois variétés se sont montrées très sensibles au mildiou tandis que d’autres variétés n’en ont jamais attrapées. Vu la météo médiocre de l’été 2012 les variétés très sensibles ont partiellement contaminé les autres variétés. Au retour du beau temps et de la chaleur j’ai retiré les parties malades, un traitement biologique et fini le mildiou ! De plus j’ai occupé  deux emplacements ce qui m’a permis de conclure que c’était bel et bien ces variétés qui étaient sensibles et non pas leur emplacement qui était défavorable. Ayant manqué un peu de rigueur sur les noms des variétés (les journées n’ont que 24h) je peux tout de même vous dire que Summer Cider et Rose de Berne se sont montrées plutôt résistantes, tandis que Noire de Crimée et Precocibec ont étés plutôt sensibles. Mais les années se suivent et ne se ressemblent pas ! Je vais recommencer cette expérience cette année avec davantage de variétés. Bien entendu je ne manquerai pas de partager mes résultats sur ce blog !

Pourquoi la diversité est un facteur préventif face au mildiou ?

La monoculture est presque toujours prédisposée à la maladie dit Miguel Altieri. Nous sommes en monoculture lorsque tous les plants cultivés sont identiques. Nous pouvons cultiver une seule variété de tomate ou nous pouvons en cultiver plusieurs, dans le second cas, pour moi, nous ne sommes plus tout à fait en monoculture.

Lorsque nous cultivons une seule variété de tomate il y a deux possibilités :

Soit nous cultivons un hybride F1 et dans ce cas toutes les plantes sont des clones, elles réagiront de la même façon au mildiou (elles résisteront ou pas).

Soit nous cultivons une vraie variété et nous pouvons alors parler d’une population. Au sein de la population nous avons des individus, leur patrimoine génétique est varié. Les plantes réagiront toutefois plus ou moins de la même manière face au mildiou.

Lorsque nous cultivons plusieurs vraies variétés nous diversifions davantage les individus. L’ensemble des plantes cultivées offre un patrimoine génétique énormément plus varié que si nous avions des clones. De plus les vraies variétés sont au fil du temps adaptées à leurs écosystème et n’ont pas étés sélectionnées pour leur rendement ou leur tolérance aux pesticides comme le sont énormément d’hybrides F1

Ce qui est à notre plus grand avantage car au fil des générations les plantes se sont plus ou moins adaptées à tel ou tel type de mildiou et seront globalement plus ou moins résistantes. Dans tous les cas elles ne réagiront pas de la même façon au mildiou.

NB : Ce raisonnement est basé sur la théorie de la sélection naturelle de Darwin.

Revenons un peu plus dans le concret, où trouver vos variétés ?

Je vous conseille les sites suivants :

Germinance

Association Kokopelli

La ferme de Sainte Marthe

Et si vous avez un peu de mal à faire votre choix, je vous recommande le livre du Prince Jardinier, Louis Albert de Broglie, vous trouverez des fiches d’identités des tomates les plus connues avec à chaque fois l’avis du prince jardinier. Puis des recettes de cuisine avec des tomates. Inclut un poster qui comprend 650 variétés de tomates ! Attention ce livre risque de vous donner envie de toutes les tester ! De même si vous avez la possibilité, tous les ans Louis Albert de Broglie organise le festival de la tomate dans son château, le château de la Bourdaisière situé en Indre et Loire. J’ai eu l’occasion d’y aller en 2011, tout ce que je peux vous dire c’est que c’est à voir, son potager est tout simplement impressionnant et magnifique, à faire pâlir chaque jardinier amateur ;)

J’espère que cet article vous a plu, en tout cas j’ai vraiment aimé le rédiger ! En espérant que je vous ai un minimum convaincu de l’importance de cultiver de vraies variétés diversifiées pour prévenir le mildiou de vos tomates. N’hésitez pas à réagir à cet article en laissant un commentaire ci dessous. Et à très bientôt !

A propos de l'auteur :

Pour mes voisins jardiniers je suis un drôle de bio qui ne quitte jamais son appareil photo et son trépied : "Il ferait mieux de désherber son jardin plutôt que de prendre ses coccinelles en photo..." Je suis donc un fervent jardinier du potager naturel ou bio, depuis 2012 je partage cette passion avec vous via Tous au Potager.

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30 Comments

  1. Salut Aurélien,

    Je te confirme la bonne résistance de la Rose de Berne au mildiou.
    J’ajouterais la Saint-Pierre, également bien résistante (et super pour les tomates farcies entre autre)

    A bientôt
    Gilles

    • Aurelien

      Salut Gilles
      Merci pour ton commentaire
      Et en plus la Rose de Berne est succulente ;)
      A très bientôt,
      Aurélien

  2. Bonjour Aurélien,

    dans mon jardin je mets chaque année une dizaine de variété de tomates dont la Noire de crimée et pourtant je n’ai eu aucun soucis de mildiou.

    • Aurelien

      Bonjour Christian,
      En effet, après tu n’es peut être pas dans une région sensible ?
      Je dis ce que j’observe, parmi mes variétés la Noire de Crimée était particulièrement sensible.
      A bientôt,
      Aurélien

  3. Je vais entamer ma 2ème année de potager. Je vais donc potasser à fond ton blog avec tous tes bons conseils.
    Je retiens qu’il faut plusieurs variétés.
    Il me reste à trouver des graines non F1.

    • Aurelien

      Bonjour Graine de blé noir,
      Merci pour ton commentaire encourageant !
      Oh je sens que tu es attachée à la Bretagne ^^ (j’y suis originaire)
      Je garde ton blog en marque page, mon amie débute en ce moment la couture.
      A très bientôt
      Aurélien

  4. moullec

    Bonjour,

    Très intéressant à propos des tomates mais si tu as aucune graines à échanger mais comment fais-tu pour avoir les premières et ensuite sur quel site tu peux échanger? Merci encore pour les bons conseils et pour ta réponse

  5. Bonjour Aurélien,

    J’ai eu une petite attaque de mildiou l’année dernière, mais je pense que je l’ai géré à temps, la perte n’a pas été très grande :-)

    Après cela, j’ai écris un article expliquant comment j’ai réagit si tu souhaite le redécouvrir : http://au-potager-bio.com/comment-reagir-face-a-une-maladie-au-potager/

    Merci pour cet article et à très bientôt
    Yannick

  6. Bonjour Aurélien,
    Je suis personnellement une adepte de la biodiversité qui me guide dans toutes mes actions au jardin. Par contre je suis un peu sceptique concernant ton idée.
    Je n’ai aucune réponse scientifique à te proposer, je me pose juste des questions.
    Le nombre de variétés est important pour multiplier les usages (salades, apéros, sauces, tomates farcies….) par contre imagines que l’on dise pour ne pas être malade la solution c’est de mettre dans la même pièce des personnes en bonne santé et des personnes très fragiles « ramassant » toutes les maladies qui se baladent dans le secteur !
    C’est vrai que dans les pays pauvres la résistance des adultes à certaines maladies est étonnante. Ces personnes ont développé des résistances mais c’est au prix d’une mortalité infantile très importante et quand même d’une espérance de vie très inférieure à la nôtre.
    Pour ma part, si je peux, je choisis des variétés relativement résistantes au mildiou (j’élimine les variétés les plus fragiles, sauf erreur ou ignorance de ma part). L’action anti-mildiou ne s’arrête pas là bien sûr. J’évite en particulier la proximité des tomates et des pommes de terre (même famille) et j’essaie de respecter une certaine rotation.
    Je serai vraiment intéressée d’avoir des informations « scientifiques » sur les effets de la proximité de variétés de tomates sensibles au mildiou et des variétés résistantes. Je ne sais pas si de telles études ont été menées!
    Jenny

    • Aurelien

      Bonjour Jenny,
      Merci beaucoup pour ton message. J’ai la sensation de n’avoir pas été tout à fait clair dans mon article :( A aucun moment je n’ai dit qu’il fallait mettre des variétés sensibles à proximité de variétés résistantes.
      Je cultives les variétés qui me plaisent, pour leur goût et aussi par curiosité. Parmi ces variétés j’ai observé des plus sensibles au mildiou et d’autres plus résistantes, mon observation s’arrête là. ça m’embêterait vraiment de ne plus cultiver la Noire de Crimée sous prétexte je l’ai observée sensible au mildiou une année.
      Je veux dire qu’en ayant de la diversité en variétés on diminue les risques d’avoir du mildiou et de perdre toute sa récolte de tomates. D’ailleurs n’est-ce pas le gros souci des monocultures ?
      En espérant avoir été plus clair
      A très bientôt
      Aurélien

  7. Super article bien complet avec tous pleins de conseils.
    Je vais donc opter pour diverses variétés.
    L’an dernier j’ai planter des tomates pendelotte ( roma) 6 pieds acheter au marché. J’ai récupérer des gourmands que j’ai re planter dan sur autre coin du potager un peu plus loin. Et ben je n’ai eut le mildiou que sur cette partie ( les gourmands replanter ) Bizare? ou tout simplement plus fragiles? qu’en pensez vous?

    • Aurelien

      Bonsoir Aurélie,
      Merci pour ton commentaire et bienvenue sur ce blog.
      Difficile à dire, les causes peuvent être diverses. L’arrachage des gourmands créé une blessure sur la plante mère et sur le gourmand, les spores du mildiou peuvent sporuler plus facilement à ces endroits. Une autre hypothèse, l’emplacement dans le coin du potager peut avoir un impact négatif, par exemple s’il est isolé du vent ou trop à l’ombre en journée. Autre hypothèse (plus personnelle) les gourmands doivent fournir plus d’énergie pour créer des racines et se développer, par conséquent ils ont moins d’énergie à donner pour leur défense. Et comme dit Pasteur « Le microbe n’est rien, le terrain est tout »
      A très bientôt
      Aurélien

      • JE pense aussi comme toi, que les gourmands sont en quelques sorte plus faible ( pour le développement des racines) donc plus sensible. Cette année, je ne retenterais pas l’expérience et j’ai pas penser à préciser mais j’avais 5 plans de pendelote et un pied de noires de Crimée, l’absence de diversité a aussi du jouer un rôle.

        En tout cas merci pour tes conseils

  8. Merci pour le passage sur mon blog.
    Je viens de lire ton article (on se tutoie, non ?) et j’ai bien aimé le passage dans lequel tu dis qu’une variété ancienne est composée d’une population hétérogène, d’individus différents, alors qu’une variété hybride est composée d’individus tous semblables. C’est une différence qui me semble fondamentale et je dois dire que lorsque j’ai écrit mon article sur le mildiou, je n’ai pas abordé – et à tort – cet aspect-là qui aujourd’hui me semble essentiel.

    • Aurelien

      Bonjour Dupdup
      Pas de problèmes pour le tutoiement !
      Merci pour ton commentaire. En tout cas ton article était déjà très complet, il est parfois difficile de tout aborder.
      A très bientôt
      Aurélien

  9. Salut Aurélien,
    Je ne connaissais même pas l’existance de la maladie des tomates (mildiou) ce n’est qu’en lisant ton autre article que j’ai compris en quoi cela consistait.
    C’est vrai que pour ma part, je n’ai « jamais » été confronté à cela en tant que consommateur mais quels sont les impacts sur notre métabolisme?

    Désoler si tu as déjà répondu à cette question quelques parts.

    • Aurelien

      Salut Jérémie,
      Ne t’inquiète pas tu ne mangeras pas une tomate qui a le mildiou. Ou alors il faut le vouloir ;) Elles ont l’aspect de tomates pourries, toutes marrons, bref pas du tout appétentes.

  10. Fab

    Merci pour la découverte du livre de la bourdaisière. J’avais visité le jardin. C’est tout simplement une révélation ce potager …

    • Aurelien

      Bonjour Fab,
      En effet je recommande ce festival à tous les amateurs du potager en général, pas que les amoureux de la tomate, d’ailleurs il y a des collections de plantes aromatiques, je me souviens de plusieurs variétés de basilic et de thym ainsi que d’autres légumes.

  11. yvan

    salut,

    Super approche de la maladie et comme toi je pense que la diversité est la meilleure barrière a la destruction totale des récoltes!

    merci pour ce blog!

  12. leila

    super article!! j’ai opté pour diverses variétés de chez kokopelli ;) et j’espère bien réussir a faire mes propres semences… je vais bien trouver un article pour me guider par ici :)

  13. MOTENGO ZANDI Eugène

    Très très heureux de se trouver chez toi pour des conseils utiles car j’envisage le potager dès le mois de Janvier de l’année prochaine et je en phase de récolte des données. Je suis à Kinshasa en RDC. A bientôt !

  14. Samuel

    merci d’avoir ouvert ce site et de publier des articles sérieux!!!

    J’ai plus a apprendre qu’a partagé mais je voudrais dire que le mildiou (algue et non pas champignon d’après les scientifiques) serait beaucoup plus important si le sol est élevé en azote. Et vu tout les engrais qui sont appliqués dans le sol depuis un demi siècle, c’est plutôt cohérent… vu que ça part dans les nappes phréatiques, puis qu’après l’eau se remplie en nitrate et que cette même eau sort du robinet et sert à tellement de chose comme arrosé notre potager, ça n’aide pas la plante!!!

    Puis c’est du aussi au réchauffement climatique!!! quelque centième de degré en plus tout les ans en moyenne sert à prolifération des algues donc mildiou!!!

    Le mildiou est présent tout l’année, l’hiver il hiberne au sol sous des feuilles mort ou autres et attend les bons facteurs pour se développer… chaleur et humidité!!!

    Donc pour moi le problème mildiou n’en finira jamais… à moins d’avoir un climat propice, de l’eau pure et ne plus traité chimique!!!

    • Aurelien

      Bonjour Samuel,

      En effet les genres Phytophtora (sur tomate, pomme de terre) et Plasmopara (sur vigne) sont inclus dans la classe des Oomycètes, considéré plus proche des algues que des champignons. Au microscope, si on observe les spores, on peut voir qu’elles sont biflagellées et donc capables de se déplacer dans l’eau, d’où aussi probablement leur attrait pour des conditions en humidité élevée.
      Ta remarque sur la relation entre la quantité d’azote et la sensibilité au mildiou est intéressante, je vais tacher d’en savoir plus. Aurais-tu éventuellement des liens à partager sur le sujet ?

      Dans le cas du mildiou ce qui est particulièrement important c’est de ne pas arroser les feuilles, ni les tiges, qui favorisera grandement la contamination des plantes. Le talque est donc visiblement une bonne idée ! Ou couvrir les tomates en les cultivant sous serre par exemple. Pour la vigne c’est plus difficile, j’en conviens.

      A bientôt, pour de nouveaux échanges je l’espère
      Aurélien

  15. Françoise

    Bonjour Aurelien

    L’année dernière, je me suis lancée dans la permaculture, j’ai fait l’expérience du compostage de surface et je me suis retrouvée avec une infestation de drosophiles, ils ont attaqué presque tous mes plants. Les mini-tomates sont les seules qui ont réussi à s’en sortir, probablement à cause de leur peaux plus épaisse. Cette année je compte bien réussir et suivre tes conseils mais je ne trouve pas les livres numériques que j’ai reçu lors de mon abonnement à ta newsletter, il y a quelques mois, ils me seraient utiles, comment faire pour les recevoir à nouveau. Merci!

  16. chaleyssin

    Bonjour .
    tous ces commentaires me confortent sur le fait qu’il n’y a pas une seule vérité . Je suis dans la région de bourgoin jallieu (au pièd des terres froides)cela fait 40 ans que je jardine . 2012 et 2013 ont été catastrophiques pour les tomates (mildiou) . Cette année j’ai décidé de couvrir , j’ai construit une structure avec des tubes , dessus j’ai posé un trellis de maçonnerie , ce qui m’a permis de poser dessus un plastique . j’ai arrosé deux fois avec du purin d’ortie , et fais deux traitements à la bouillie bordelaise . J’ai 70 pièds de tomates de différentes variétés espacées d’environ 50 cm (toutes les feuilles se touchent) . Entre chaque pièd j’ai mis un pièd de persil (magnifique ). aucune n’a pris la maladie . Tous les jadiniers de la région qui n’ont pas couvert ont été obligé d’arracher . expérience très concluante .
    Pour info , cette année j’ai aussi planté des tomates qui font entre 4et5 cm de diamètre , et que l’on trouve en espagne . Tardives elles se conservent jusqu’à noel , et sont traditionnellement utiliséées pour frotter sur du pain , avec un bon jambon serano et de l’ail , c’est délicieux .(j’avais récupéré des graines , et j’ai fais mes plants ).
    Cordialement .

  17. Paul-de-Petigny

    Bonsoir Aurélien.
    La culture de la tomate sous nos latitudes est un vrai défi, et je pense que la résistance à la maladie ne peut provenir que 1)un sol sain est primordial 2) un sol riche 3)une humidité ambiante faible, mais il est bien évident que toutes ses conditions sont parfois difficiles à réunir. Personnellement j’habite en Belgique à la frontière des Ardennes 08 ce qui fait que nous avons une humidité relative élevée tout ce qu’aime le mildiou pour se développer. Alors ici la serre est presque indispensable, et en plus je les arrosent avec du purin de consoude de Russie ce qui je pense les nourris et les rends plus résistantes au maladies et il est bien évident que d’autres légumes profitent également de ce nectar. je fait aussi du purin d’orties . pour un marchand de graines voir aussi semaille .be
    Merci pour vos conseils tous très intéressant à bientôt Paul

  18. Gabriel

    Bonjour Aurélien,

    grand grand merci pour cet article précis et plein de bonnes idées, et ton blog que je découvre. J’ai 15 (puis 35!) ares à mettre en culture et cette année, forte d’une bonne année 2013, j’ai décidé de commencer par 200 pieds (!) de 7 variétés différentes plus 2 physalis (solanacées aussi). Bref, conditions 2014 très favorables au mildiou, plus conduite à la sauvage (non tuteurées, non taillées), plus une graminée qui était avant jugulée par un herbicide de l’agriculteur et qui s’est lachée, tu vois le topo. Nous avons eu 160 mm de pluie en juillet, au retour de mes vacances mes tomates étaient noyées sous la verdure, la graminée à 1m20 de haut, on aurait dit un champ de blé sauf que çà se mange pas. J’ai acheté une faux, défriché des chemins d’accès, pour découvrir mes tomates ravagées par le mildiou.
    Le première et la plus fortement atteinte a été Noire de Crimée. Rose de Berne et Berrao se portaient bien et haut, mais ont été ravagées par la deuxième salve de début août, n’ont pu mener aucun fruit à terme. Summer Cider et Green Zebra, ainsi que la tomate Groseille de Germinance ont pu mener quelques fruits vers un état mangeable, et des semences récoltables (contaminées?). Le mélange cerise de Germinance aussi était par terre et pourri. Enfin, les physalis (ixocarpa, tomato verde de mexico, et pruinosa, prune des incas, résistent très très bien, aucune attaque, et elles ont réussi à concurrencer voire étouffer la graminée. semences autoproduites en Alsace depuis au moins 3 ou 4 ans, donc 3 ou 4 générations de plantes.
    Voilà mon bilan, j’espère qu’il pourra servir à d’autre.
    Dans un autre terrain beaucoup plus séchant, aéré et moins poussant, je n’ai quasiment pas de mildiou mais pas non plus de tomates, sauf Green Zebra, Berao, et un tout petit peu Noire de Crimée.
    Là je me suis lancée dans l’arrachage et les ramassages des pourrites, c’est désespérant. Je me demande si cela sert à quelques choses vu à quel point le champignon, enfin plutôt cette algue, est présent chez nous et vu comme il se déplace facilement, par le vent potentiellement sur de grandes distances, dixit l’Inra.
    Est ce que le jeu en vaut la chandelle, est ce que cela vaut le coup que j’arrache ces deux cents pieds pour limiter la présence du spore dans le sol, surtout vu la violence et la virulence de l’attaque, les spores devaient déjà être très présent avant, alors, un peu plus un peu moins? Ton avis est le bienvenu.
    Surtout que c’est un boulot considérable et assez dégueulasse. En plus avec juin très sec et un sol de bonne structure, les pieds se sont enracinés très très profondément, il y en a il faut presque la pioche pour les sortis…
    J’ai lu que la moutarde en engrais vert avait des propriétés désinfectantes et assainissantes pour le sol? çà te dit qqch?
    Enfin, ton avis sur les semences issues de parties visuellement saines de fruits partiellement mildioutés? au panier? pour summer cider et green zebra, je les ai récolté, car summer cider je n’en avais plus et green zebra il y avait quand même des fruits à moitié OK, vert, avec lesquels j’ai fait un chutney.
    à bientôt, et encore merci pour ton bloc.

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